Des bactéries ancestrales d’avenir

Toujours en quête d’alternatives innovantes à notre mode de production actuel basé sur le tout pétrole, nous voici à Grabels non loin de Montpellier, où DEINOVE est installée. Cette société de biotechnologies blanches utilise les Deinococcus (bactéries) pour produire du biocarburant et des caroténoïdes…

DEINOVE commence son histoire en 2006 où elle dépose un brevet et obtient un partenariat avec Truffle Capital (société d’investissement). Leur idée ? Utiliser des bactéries ancestrales qui se développent dans des milieux hostiles. Ainsi en 2010, 25 campagnes de collectes dans les DOM-TOM ont permis à DEINOVE d’élaborer un souchier riche en diversité (comme un herbier mais ici à la place des plantes, on collecte des bactéries !) Aujourd’hui la société possède 6000 souches différentes de bactéries qui ont été sélectionnées en les soumettant à un stress important (irradiation répétées). Ainsi ces bactéries sont choisies pour leur résistance aux conditions extrêmes et pour leur capacités métaboliques.

En quoi ces bactéries sont elles si intéressantes, au point de justifier « d’éprouvantes » recherches à travers les Antilles et le pacifique (sous le soleil, les alizés…) ? Elles possèdent deux caractéristiques que l’on ne retrouve chez aucune autre :

  • elles sont très résistantes, nous l’avons déjà signalé, ce qui rend leur culture plus simple et donc plus économique.
  • elles peuvent recombiner leur ADN avec celui d’autres organismes (bactéries, levures, végétaux). Par ce phénomène elles héritent donc de nouvelles capacités métaboliques comme dégrader des composés complexes, produire de l’alcool, des enzymes, des antibiotiques…

De 2010 à 2012 DEINOVE s’est donc concentré sur l’optimisation des souches qu’elle avait en sa possession, pour obtenir par modification génétique, des Deinobactéries capables de dégrader des sucres complexes (déchets agricoles) pour les transformer en bio-éthanol (biocarburant) et en caroténoïdes (intermédiaires utilisés dans l’alimentation et la cosmétiques (comme la provitamine A).

Cette innovation doit maintenant être adaptée et optimisée pour la production industrielle (production de masse), avant la commercialisation des composés qui en découlent. Emmanuel PETIOT (CEO), nous avoue un bémol à cette belle histoire : « les industriels manquent de motivations et d’implication pour les green innovations ».

Pourtant, avec ses 1500 m² de laboratoires, les 50 collaborateurs qui y travaillent, les 7 millions/ an de fonds levés dont certains proviennent de 7000 petits porteurs qui ont misés sur elle, DEINOVE est une référence en matière de technologies d’avenir.

Avouez que des produits « bons pour l’environnement » dont les composants ont une origine biologique, renouvelable et qui ne libère pas de gaz à effet de serre (pas d’empreinte carbone) serait votre premier choix !?

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